L’attrait des Romains pour les roches ornementales est visible dans l’architecture privée, où les marbres colorés deviennent un symbole de richesse et de puissance dès le Ier s. A.C. Le développement des analyses archéométriques sur la détermination et l’origine des marbres permet de cerner de mieux en mieux les sources de provenance des roches employées dans le décor et l’architecture romaine. Si l’usage de l’archéométrie fait désormais partie du protocole d’attribution de provenance des marbres blancs, le mobilier en roches colorées pâtit toujours de la certitude avec laquelle on pense pouvoir attribuer leur provenance à l’oeil nu. Cependant, depuis quelques années, la découverte de sources d’approvisionnement de roches décoratives, que le faciès ne permet pas de distinguer à l’oeil nu des sources identifiées à ce jour, bouleverse la vision que l’on avait de l’origine de certaines d’entre elles : la mise en place d’une nouvelle stratégie d’identification de ces marbres est donc indispensable. La caractérisation archéométrique de roches décoratives sera donc appliquée à un large corpus Aquitain (à la fois archéologique et géologique) afin de répondre aux questions de leur provenance puis de leur acheminement entre carrières et édifices. Ce travail permettra de s’interroger sur le choix de la provenance du matériau et son usage dans les édifices étudiés. Enfin, une mise en perspective chronologique sera faite afin d’évaluer les points de bascules dans l’approvisionnement de ces roches.
Plus d’informations :
[Télécharger l'annonce - PDF 200 Ko]