Parmi les nombreux projets de recherche induits par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le projet ANR CASIMODO a pour objectif général de comprendre l'impact des facteurs climatiques et anthropiques sur l'évolution du socio-écosystème forêt-bois entre les XIe et XIIIe siècles. Un de ses axes de recherche porte sur l’étude de la charpente en bois d'un point de vue archéologique afin de caractériser les techniques de construction et les modes d'approvisionnement du chantier au Moyen-âge. Dans cette optique, notre laboratoire cherche notamment à retrouver les origines géographiques des bois qui ont été utilisés il y a plusieurs siècles pour construire la charpente de la cathédrale. Le stage proposé consiste à analyser la composition élémentaire de carottes de chênes échantillonnés au cours des mois passés dans une douzaine de forêts du bassin versant de la Seine d’où ont pu provenir, au XIe et XIIIe siècles, les troncs servant à édifier la charpente de Notre-Dame. L’idée est de construire un référentiel dendrogéochimique à l’aide d’échantillons contemporains qui pourra être utilisé à la détermination de l’origine des bois de la cathédrale dans une étape ultérieure. Le travail de stage inclura la réalisation des mesures élémentaires sur les échantillons de bois par une technique de spectrométrie de microfluorescence X (XRF) mise en place par un appareillage récent (ITRAX) offrant rapidité et automatisation. Une fois les données collectées, le/la stagiaire aura pour mission de les analyser afin d’une part de déterminer les liens entre la composition élémentaire du bois et les caractéristiques physico-chimiques des sols et d’autre part de rechercher les signatures caractéristiques des sites. La composition élémentaire étant mesurée à des intervalles réguliers de la carotte, les liens entre teneurs en éléments et croissance des arbres seront étudiés.
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