Thèse d'Emmie Beauvoit, vendredi 16 juillet 2021, Pessac

Sujet Les productions céramiques de la manufacture bordelaise Johnston-Vieillard (1835-1895) : étude technique et historique
Date vendredi 16 juillet 2021 à 14h
Lieu Odéon de l'Archéopôle d’Aquitaine, Domaine Universitaire, Esplanade des Antilles, Pessac

Résumé
La manufacture Johnston–Vieillard (1835-1895) a été pendant plusieurs décennies du XIXe siècle l’un des fleurons de l’industrie bordelaise. Bien connues d’un point de vue esthétique et formel, les productions céramiques de la manufacture (faïence fine et porcelaine) constituent un témoin privilégié de l’évolution de la société et de la mutation industrielle de cette époque. L’objet de ce travail est de mieux appréhender l’évolution des techniques de fabrication des faïences fines et des porcelaines produites à Bordeaux au XIXe siècle, et ce, de l’approvisionnement à la mise en oeuvre des matières premières. A défaut de documenter le fonctionnement de la manufacture grâce à ses archives (qui demeurent introuvables), nous nous appuyons sur l’étude d’artefacts matériels et des textes contemporains disponibles. La découverte archéologique des dépotoirs de la manufacture offre, en particulier, une opportunité unique de découvrir les évolutions des productions de la manufacture.
L’abondant matériel archéologique, représentatif des différents stades de la chaîne opératoire et des différentes périodes de production, est ici étudié en laboratoire grâce à des observations macro/microscopiques ainsi que des analyses physico-chimiques (MEB-EDS, LA-ICP-MS, PIXE-PIGE, LIBS, DRX, imagerie hyperspectrale). Les données obtenues sont mises en corrélation avec des documents anciens qui, à défaut de concerner systématiquement la manufacture bordelaise, permettent d’appréhender ses stratégies de production et d’élaborer des interprétations par comparaison avec d’autres manufactures qui lui sont contemporaines. Un autre enjeu de ce travail réside dans le développement d’une méthodologie non-invasive adaptée à l’étude des pièces muséales qui ne peuvent subir de prélèvement. Par ailleurs, leur examen vient en complément afin d’élargir le corpus des productions étudiées et de mieux appréhender la variabilité des techniques de fabrication et de décoration employées à la manufacture.

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