Le maître ou la maîtresse de conférences disposera de compétences d’enseignement en conservation-restauration des biens culturels. Ces compétences s’étendent à tous les domaines de la conservation-restauration, notamment la conservation préventive, mais surtout à la restauration des objets tri-dimensionnels. Elles appellent une grande maîtrise des connaissances actuelles, en particulier pratiques, ainsi qu’une large ouverture vers l’histoire de ces connaissances. Le maître ou la maîtresse de conférences devra apporter la preuve d’une capacité pratique à travailler aussi bien dans les archives que dans un atelier d’enseignement de la restauration, et maîtriser les méthodes et les objectifs de l’histoire culturelle, sociale et matérielle des objets uniques et des collections. Le maître ou la maîtresse de conférences interviendra dans le parcours « Préservation des biens culturels » (PBC) de la licence « Histoire de l’art et archéologie » et dans les masters de la mention « Conservation-restauration de biens culturels » (CRBC). Il ou elle se verra proposer de donner des cours magistraux, des travaux dirigés et des travaux pratiques. L’enseignement des travaux pratiques se conçoit dans le cadre d’une spécialité choisie parmi celles qu’offrent ce parcours PBC et cette mention CRBC. On précise une nouvelle fois que la spécialité « Restauration d’objets tri-dimensionnels » est particulièrement visée par ce profil de poste. Il s’agit, plus précisément encore, de la restauration d’objets archéologiques, éventuellement d’objets d’art, d'objets décoratifs et d’objets ethnographiques. Une expérience d’enseignement de la restauration dans l’une de ces spécialités est attendue. Le maître ou la maîtresse de conférences sera rattaché(e) au centre de recherche en « Histoire culturelle et sociale de l’art » (HiCSA) et plus précisément à l’une de ses composantes, la composante de préservation des biens culturels (CRPBC). L’activité de recherche du maître ou de la maîtresse de conférences devra s’inscrire dans les thématiques étudiées par la composante : la connaissance des idées, la connaissance des objets et la connaissance des pratiques de la conservation-restauration, les approches praxéologiques étant privilégiées. À ce dernier égard, une contribution significative à une histoire technologique des objets archéologiques, de l’art et de la restauration, et plus largement à une histoire technologique des objets patrimoniaux, est vivement souhaitée. Une forte implication dans le développement de la recherche liée à ces domaines, peu représentée en France, est attendue et se traduira notamment par une participation effective au séminaire doctoral que le CRPBC relancera à cette occasion.
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