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Matière première de synthèse depuis l'antiquité dans l'art et l'artisanat sur différents supports (pierre, plâtre, céramique, verre, manuscrits, ...), la feuille d'or a plusieurs fonctionnalités : imiter le métal précieux avec peu de matière, rehausser certains éléments d'une composition artistique ou mise en exergue éclatante. Sa fabrication nécessite un savoir-faire particulier : battre l'or. Pour caractériser une feuille d'or et potentiellement y trouver des indices quant à la chaîne opératoire suivie lors du battage, il faut en connaître la composition élémentaire de l'alliage, son épaisseur et sa porosité (dimension des pores et taux). Les analyses par faisceaux d'ions (IBA en anglais) sont très utiles pour caractériser de façon non-destructive ce type de matériaux directement sur les objets anciens. Le PIXE renseigne la composition élémentaire et la RBS l'épaisseur. Cependant, lors de la mesure de cette dernière, que mesure-t-on réellement, le matériau étant poreux ? D'autre part, l'artiste a pu « brunir » la feuille d'or, c'est-à-dire effectuer un polissage mécanique avec une pierre dure, la rendant plus ou moins brillante. Que se passe-t-il pendant le brunissage ? La feuille est-elle « écrasée » ? Les pores sont-ils comblés ? Comment savoir si une feuille d'or ancienne a été brunie ? Telles sont les problématiques auxquelles le travail entrepris dans le cadre de ce contrat devra apporter des éléments de réponses.

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