L’humidité relative atmosphérique continentale est un paramètre clé du cycle de l’eau puisqu’elle contrôle en grande partie l’évapotranspiration qui représente plus de la moitié des précipitations annuelles sur terre. L’humidité relative contrôle aussi l’ouverture des stomates des plantes, affectant ainsi la photosynthèse et la croissance des écosystèmes terrestres. La dynamique de ces écosystèmes a en retour un impact sur l’évapotranspiration et la vapeur d’eau atmosphérique. Ces rétroactions entre climat et végétation sont connues mais restent très peu quantifiées et mal intégrées dans les modèles climatiques. Cela contribue à l’imprécision des projections quant aux précipitations et à l’humidité atmosphérique, notamment en zone intertropicale. Or ces projections sont cruciales pour anticiper l’adaptation des écosystèmes et des sociétés au changement climatique. Nous recherchons un(e) post-doctorant(e) pour travailler à la production d’enregistrements quantitatifs de l’humidité relative atmosphérique au cours des dernières 3000 années en Afrique intertropicale. Les changements de végétation concomitants seront aussi explorés. Cela permettra de déterminer si les changements climatiques et de végétation ont été simultanés ou se sont succédés et d’appréhender leur relation de cause à effet. Dans cet objectif, des carottes de tourbières ont été prélevées en Tanzanie, dans le massif volcanique du Rungwe, au Nord du lac Nyasa (anciennement lac Malawi).
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