Post-Doc : La production sidérurgique de l’âge du Fer au Moyen Age en Basse Bretagne (Brest)

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La reconnaissance des ateliers métallurgiques se fait à travers la découverte et l’étude des déchets de production, appelés « scories ». Les déchets de l’âge du Fer sont particulièrement reconnaissables du fait de leur taille imposante, de 50 à 120 cm de diamètre et parfois près de 100 cm de haut. Pour le Moyen Âge, ce sont des amas (qui peuvent être aujourd’hui dispersés par les labours) de petites scories coulées en cordons qui sont produits. Les recherches des dernières années ont montré l’existence de productions métallurgiques en fer sur l’ensemble de la péninsule armoricaine, dont une forte proportion semble être localisée dans le Finistère. Des études plus développées permettraient de pouvoir estimer l’ampleur de la production pour chaque période.
Les zones de production du fer à l’âge du Fer en France, et même en Europe, sont très peu connues, hormis le secteur du Mans. Pourtant, les outils et les armes en fer étaient largement utilisés et répandus dans toutes les classes de la société. Pour le Moyen Âge, et en particulier le haut Moyen Âge, la connaissance des productions est encore plus indigente, en dehors de l’Est de la France, unique grand district décrit jusqu’à maintenant. Le Massif armoricain pourrait correspondre à une zone de production majeure pour ces périodes, en Europe de l’Ouest. Or cette zone de production est actuellement largement méconnue. Le programme proposé dans le cadre de cet appel vise à démontrer que les populations armoricaines étaient impliquées, depuis l’âge du Fer, dans un commerce à large échelle dans le domaine des productions métalliques, dépassant les frontières de la péninsule. Il mettra en lumière que la production métallurgique a toujours été un domaine d’activité extrêmement florissant à toutes les périodes et source de nombreuses richesses.
Le but de cette étude est de cerner l’extension des zones de production et de tenter d’estimer leur ampleur. Il s’agit aussi de révéler les surfaces de terrain impactées par ces activités anciennes. Pour ce faire, le (la) candidat(e) sera en charge d'organiser la collecte, la gestion, la préparation des données et leur traitement, au moyen d’enquêtes de terrain, d’outils cartographiques et d’analyses chimiques.

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