Archiver la recherche - Pourquoi ? Comment ?

Le comité scientifique de la section des universités et institutions de recherche du Conseil international des archives (ICA/SUV) lance l'appel à communication pour la conférence "Archiver la recherche - Pourquoi ? Comment ?" qui aura lieu à Paris (France), des 8 aux 10 juillet 2014. Cette conférence porte sur les modalités et les enjeux de la préservation et de la valorisation des archives de la recherche. La dimension internationale et interdisciplinaire, voulue pour cette rencontre, offrira une opportunité d'échanger sur la diversité des pratiques.

Quatre axes de travail sont proposés pour orienter les contributions attendues :

  • Pour une définition des archives de la recherche ?

    On peut se poser la question de ce que recouvre la notion d’archives de la recherche selon que l’on s’adresse à un archiviste ou à un chercheur et selon son pays d’origine de ces derniers. Ce concept est-il différent lorsqu’il s’agit de sciences fondamentales ou de sciences humaines et sociales ? Quelles sont les différentes acceptions du terme « archives de la recherche » et ont-elles des conséquences sur les méthodes de travail et la communication mise en place? Au regard de l’expérience internationale, il nous semble intéressant de confronter la diversité de nos interlocuteurs et de leurs pratiques et la manière dont on leur répond au quotidien.

  • De l’opportunité de préserver les archives de la recherche?

    Toute politique (ou absence de politique) induit la dotation de ressources et de moyens adaptés (moyens matériels, humains, financiers) et la nécessité de faire des choix. La préservation des archives de la recherche a-t-elle pour seul objectif la préservation des droits des chercheurs et l’exploitation « historique des fonds constitués » ? Quelles peuvent être les perspectives de valorisation de ces archives et est-il envisageable de parler d’exploitation ou de réexploitation scientifique des archives ? Au regard des besoins ou des pratiques des chercheurs et des laboratoires, la collecte des archives est-elle possible et nécessaire ? Quel dialogue instaurer entre professionnels de la recherche et archivistes pour faciliter le développement d’une « sensibilité » archivistique et la valorisation des archives déjà collectées ? Enfin, quels outils peuvent faciliter la mise en place de ce dialogue ?

  • Outils et méthodes

    Un laboratoire ou une structure de recherche, quelle qu’elle soit, constitue un lieu bien particulier au sein duquel l’archiviste est amené à développer une communication et des outils spécifiques envers les chercheurs, les directeurs d’unités et la gouvernance des établissements. Quels outils ou procédures permettent de lancer une démarche de collecte raisonnée ? Quelle communication peut-on développer autour de ces outils? Au sein d’une structure de recherche que peut apporter le positionnement de l’archiviste et en quoi la reconnaissance de sa technicité (ou de ses compétences) favorise le dialogue avec les chercheurs ? Enfin, comment sont mises en pratiques les techniques, au regard des différents contextes internationaux? Dans un contexte de mutualisation des moyens et de non inscription des laboratoires et des équipes de recherche dans la durée comment peut s’inscrire le travail de l’archiviste? Et pour ce faire, comment ce dernier peut-il mettre à profit les réseaux qui regroupent des spécialistes de l’information ou des chercheurs ?

  • Les données électroniques de la recherche

    De plus en plus fréquemment, les laboratoires de recherche se regroupent en structures collaboratives qui utilisent des outils et des supports de recherche qui nécessitent un investissement très important et qui, de fait, sont parfois partagés à un niveau international. Quelle(s) stratégie(s) l’archiviste peut-il adopter afin de remplir ses missions de sauvegarde et de conseil y compris juridique pour la conservation des données auprès des laboratoires et des chercheurs, dans ce contexte international ? Quel(s) partenariat(s) développer, quels acteurs impliquer et quels outils utiliser afin de répondre au mieux aux besoins des laboratoires et de la gouvernance des établissements ?

Des compléments d'informations peuvent être opbtenus auprès  Susanne Belovari à qui les propositions de communication doivent être transmises avant le 15 octobre 2013 pour être évaluées et sélectionnées par le comité de relecture.