Bourse de thèse – Projet ITIVIN

logo iramat crp2a noirlogo HeRMAlogo univ PoitiersIntitulé : L’économie du vin en territoire picton dans l’Antiquité : les productions régionales

Sous la responsabilité de Séverine Lemaître (Université de Poitiers) et Isabelle Pianet (CNRS-université Bordeaux-Montaigne), le doctorant travaillera dans le cadre du projet région ITIVIN-Les routes des vins : amphores, itinéraires et marchands dans le centre-ouest de la Gaule (IIe s. av. J.-C. - Ier siècle ap. J.-C.).

Le projet ITIVIN, porté par S. Lemaître (laboratoire HeRMA, université de Poitiers) prévoit des collaborations avec les laboratoires IRAMAT-CRP2A UMR 5060 et Ausonius UMR 5607 de l’université Bordeaux-Montaigne, le département de géologie de l’université de Fribourg et le laboratoire Arar-UMR 5138 CNRS-université Lyon-Lumière.

Ecole doctorale : Humanités, université de Poitiers

Le Projet ITIVIN :
L’ambition du projet est de comprendre les routes du vin dans le centre ouest de la Gaule de la fin de l’âge du Fer au début de l’époque romaine, en s’appuyant sur une étude comparée de l’amphore (sa forme, la composition de son matériau…) et la nature du contenu (principalement le vin, son origine, son mode de vinification…). En effet, le vin et son histoire ont un fort impact sur l’économie et les paysages d’un large sud-ouest de la France correspondant aujourd’hui à la région Nouvelle Aquitaine.
Les vestiges privilégiés sont les amphores découvertes en masse dans les sites archéologiques de la région, entre le IIe siècle avant J.-C. et le IIe siècle ap. J.-C. Il s’agissait majoritairement d’amphores italiques, mais aussi de conteneurs originaires d’Espagne et dans une moindre mesure de Méditerranée orientale. Il reste à en vérifier et préciser les origines des amphores pour remonter aux routes commerciales suivies par les amphores depuis l’Italie. Une façon complémentaire d’approcher l’économie du vin en territoire aquitain est de s’intéresser à l’étude de la production du vin et des modalités de sa commercialisation. Au cours de ce projet, seront mis en oeuvre (i) des analyses pétrographiques et physico-chimiques pour identifier les ateliers d’origine des amphores, et (ii) des analyses chimiques de leur contenu pour déterminer les types de vins produits.

Thématique de la recherche doctorale : La thèse envisagée porte sur l’économie du vin en territoire picton dans l’Antiquité, centrée sur les productions régionales. Elle s’inscrit dans la suite d’une série de recherches menées dans le cadre d’un Projet Collectif de Recherches Faciès céramiques en territoire picton (2007-2009 puis 2010-2012) coordonné par S. Lemaître et D. Guitton Les résultats acquis mettent en lumière l’existence d’une production d’amphores dans plusieurs ateliers du territoire. Ces amphores imitent des modèles méditerranéennes, produits en Espagne ou dans le sud de la Gaule. Ces conteneurs étaient probablement utilisés pour commercialiser du vin. Il reste à étudier et à mesurer l’importance de la production d’amphores dans la région en étudiant leur diffusion dans les sites de consommation.
Le premier objectif de la thèse est d’analyser la diffusion des amphores pictonnes dans les sites de consommation afin de mesurer le rayonnement économique des ateliers de potiers ayant fabriqué ces amphores (étude archéologique sous la direction de Séverine LEMAÎTRE, HeRMA, UP). Les analyses pétrographiques seront supervisées par N. CANTIN (IRAMAT, UBM). A l’heure actuelle, on suppose que ces amphores transportaient du vin mais cette identification repose sur des indices archéologiques.
Le deuxième objectif de la thèse est de définir, au moyen d’analyses en chimie organique, le contenu de chacun des types d’amphores produit dans le Centre-Ouest. Les analyses seront réalisées au laboratoire IRAMAT de l’UBM sous la direction d’Isabelle PIANET. Elles pourront être étendues à des amphores importées d’autres régions, découvertes dans les sites de consommation du corpus.
La thèse suppose donc une approche pluri-disciplinaire, archéologique et archéométrique que les laboratoires partenaires du projet pourront accompagner de manière pertinente et efficace.

Profil du candidat : le candidat devra avoir des compétences en archéologie et archéométrie.
Lieu d’exercice : Laboratoire EA 3811 HeRMA, Hellénisation et Romanisation dans le monde antique, Université de Poitiers. Des voyages et séjours fréquents à Bordeaux seront nécessaires.
Démarrage du financement : janvier 2019
Rémunération : montant d’un contrat doctoral classique (3 ans)

Les candidatures (CV + lettre de motivation) sont à envoyer à Séverine Lemaître (severine.lemaitre@univ-poitiers.fr) et Isabelle Pianet (isabelle.pianet@u-bordeaux-montaigne.fr) avant le 15 octobre 2018. Une audition est prévue pour les candidatures retenues.