Durant le Magdalénien (21 - 14 000 BP), les communautés humaines montrent un haut degré de structuration. Elles échangent et s'influencent sur de vastes territoires. Des réseaux de diffusion de différentes matières premières se mettent en place et irriguent des régions parfois très éloignées les unes des autres. Ces réseaux permettent de tracer les contours de territoires où des relations sociales, économiques et techniques sont partagées. Ces réseaux d'échanges commencent à être bien documentés dans le milieu de l’artisanat des matières dures minérales et parfois animales. C’est également le cas dans le champ des comportements symboliques. Certaines figures dites “conventionnelles” - dont la composition est contrainte par des normes graphiques importantes - se retrouvent en nombre dans une multitude de sites archéologiques. Grâce au cadre conceptuel de la mémétique et aux chaînes de transmissions, c’est-à-dire du transfert d’informations et de pratiques culturelles dans des réseaux sociaux (actuels ou anciens), il est possible de reconstituer les liens privilégiés qui reliaient les groupes Magdaléniens à partir des proximités entre leurs productions. Dans le contexte actuel de ruptures technologiques due à l'Intelligence Artificielle, nous proposons, pour analyser les données et quantifier les proximités, d’explorer différentes applications des méthodes d’apprentissage automatique (machine learning) à ces questions.
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