Les industries culturelles et créatives (ICC) sont aujourd’hui profondément transformées par l’essor de l’intelligence artificielle générative, de la numérisation 3D et des environnements immersifs (XR). Ces technologies permettent de nouveaux modes de production culturelle (reconstitution patrimoniale, narration interactive, muséographie numérique, création de contenus 3D), mais soulèvent également des défis scientifiques et sociétaux majeurs : fiabilité des reconstructions, traçabilité des sources, transparence des traitements algorithmiques, et gestion des biais. Dans le domaine du patrimoine culturel, la démocratisation rapide des générateurs d’images et de contenus 3D entraîne une circulation massive de reconstitutions « séduisantes » mais non justifiées voir difficilement justifiables scientifiquement, reposant sur des corpus d’entraînement opaques et non maîtrisés. Cette situation est particulièrement problématique pour les ICC : musées, institutions patrimoniales, entreprise de production de contenus virtuels et/ou immersifs voir même les collectivités territoriales doivent désormais arbitrer entre des productions visuelles attractives et la nécessité de garantir une rigueur scientifique et une éthique de diffusion. Avec la démocratisation massive des outils d’IAG (chatbots, générateurs d’images et de vidéos), la thèse contribue également à répondre à des enjeux de déontologie, de responsabilité scientifique et de lutte contre la désinformation visuelle, en proposant des méthodes de production de contenus culturels fondées sur la traçabilité des sources, l’explicitation des hypothèses et la représentation de l’incertitude.
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