Ce projet de thèse étudie l’évolution des relations entre dynamiques socio-environnementales et formation des paysages culturels méditerranéens au cours de l’Holocène, à travers une approche comparative entre deux zones côtières : l’Albufera de Valence (Espagne continentale) et Ses Feixes (Ibiza, contexte insulaire). L’objectif est d’analyser comment les migrations et colonisations humaines, les pratiques agropastorales et la gestion du feu ont transformé la biodiversité, les écosystèmes et les paysages littoraux méditerranéens durant les 8 000 dernières années, en différenciant les impacts dans des contextes insulaires et continentaux. En combinant des analyses multi-proxy (pollens, palynomorphes non polliniques, micro-charbons) avec des analyses archéopalynologiques, et en croisant les résultats obtenus avec des données archéobotaniques, archéohistoriques et paléoclimatiques disponibles pour les deux zones d’étude, ce travail vise à : 1) reconstituer les changements de végétation et de paysages littoraux en lien avec le climat et les activités humaines ; 2) évaluer le rôle des migrations humaines préhistoriques et des colonisations historiques (phénicienne, romaine, islamique, chrétienne) dans l’introduction de nouvelles cultures et la transformation des écosystèmes et des paysages côtiers méditerranéens ; 3) comparer les changements de végétation et de formation des paysages culturels entre zones insulaires et continentales.
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