La pyrite est un minéral sensible à l’oxydation, qu’elle soit exposée à des conditions atmosphériques, en tant qu’objet patrimonial répandu dans les collections muséales ou à des conditions aqueuses, en tant que résidu minier donnant lieu au drainage minier acide. Sous l’effet de paramètres extrinsèques (présence d’eau, d’oxygène, de microorganismes) et intrinsèques, les pyrites s’oxydent et provoquent la solubilisation d’éléments métalliques toxiques en milieu aqueux ou la croissance de minéraux secondaires en milieu atmosphérique, menant à la destruction d’artefacts. Parmi les paramètres intrinsèques, les éléments traces et mineurs (ETM) sont connus pour affecter les vitesses d’altération, or la pyrite peut en contenir toute une gamme, à des concentrations allant du ppb au %. Les travaux conduits dans le cadre d’une thèse (LGE) ont démontré, à travers l’étude de pyrites naturelles, que des pyrites contenant de l’arsenic sont moins sensibles à l’oxydation en milieux atmosphérique que celles contenant du nickel ou du cobalt. Néanmoins, de nombreuses questions restent ouvertes. Par exemple, ces résultats dépendent-ils de la concentration en éléments dopants ? Comment ces derniers s’insèrent-ils dans la structure de la pyrite ? Comment modifient-ils les propriétés physico-chimiques de la pyrite ? Que deviennent-ils lors de l’altération?
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