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Les agroécosystèmes jouent un rôle économique essentiel, mais ils exercent également une forte pression sur l’environnement, en contribuant à la pollution, à la perte de biodiversité, aux émissions de gaz à effet de serre, au réchauffement climatique et aux risques pour la santé humaine. L’un des grands défis scientifiques actuels consiste à comprendre comment la biodiversité et les fonctions des écosystèmes ont évolué au fil du temps, depuis des conditions naturelles intactes jusqu’aux paysages agricoles intensivement gérés d’aujourd’hui. L’ADN environnemental ancien (eaDNA) offre un outil puissant pour combler cette lacune, en permettant de reconstituer les écosystèmes passés à partir de traces génétiques conservées dans les sédiments. Cette approche ouvre des perspectives inédites pour mieux comprendre comment les activités humaines 6 notamment le changement climatique, la modification de l’usage des terres, la pollution et l’érosion de la biodiversité 6 ont façonné les écosystèmes de l’Anthropocène. Une attention particulière sera portée aux microbiomes environnementaux 6 assemblages de bactéries, archées, virus et champignons qui régulent les processus écologiques et assurent la santé et les services des écosystèmes. Leurs interactions avec les plantes et leur environnement, qui se sont développées sur des millénaires, sont aujourd’hui de plus en plus perturbées, mais peuvent être retracées grâce à un suivi à long terme. Ce projet de doctorat mobilisera des approches de métagénomique et de bioinformatique appliquées à l’ADN ancien, afin d’explorer ces dynamiques et de générer des connaissances utiles à la conservation de la biodiversité, à la résilience des écosystèmes et à la gestion durable des agroécosystèmes.

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[Site web CNRS]