Logo IRCP

L’utilisation de briques glaçurées polychromes a caractérisé l’architecture monumentale des palais et des villes du Proche Orient entre le XIVème et le IVème siècle avant l’ère commune (AEC). Au sein du département des Antiquités Orientales du musée du Louvre, sont conservées des briques provenant de Khorsabad (empire néo-assyrien, 721-705 AEC) et de Suse (royaume néo- élamite, 750-650 AEC, et empire perse achéménide, 522-486 AEC). Les glaçures bleues/turquoises/verdâtres sont principalement formées d’une matrice vitreuse silicatée sodo- calcique contenant des ions Cu2+. Dès leur production, ces glaçures pouvaient avoir une variété de couleurs liée aux environnements des ions Cu2+ dans le verre, à l’ajout éventuel d’opacifiants (cristaux d’antimoniates de Ca ou de Pb dispersés dans le verre) et à des paramètres de mise en forme comme l’épaisseur du verre et la nature du substrat (brique). Par la suite, ces couleurs ont pu évoluer du fait de l’altération chimique des glaçures (interaction du matériau verre avec l’eau de l’environnement). Très présentes dans les décors, ces glaçures bleues sont parmi les couleurs les plus affectées par le processus d’altération. Le constat de ces altérations soulève de nombreuses questions, et empêche la reconstitution de la polychromie originelle. Ce mauvais état de conservation pourrait être dû à la durabilité chimique diminuée de la matrice vitreuse par la présence des ions cuivre. Cette hypothèse s’inscrit dans le cadre de ce projet et présente un intérêt majeur dans le domaine de la chimie des verres.

Plus d’informations :
[Télécharger l'annonce - PDF 285 Ko]