Ce projet de thèse propose de répondre à des enjeux relatifs à la conservation et à l’exposition de collections constituées de momies égyptiennes. En effet, ces dernières émettent continuellement des composés organiques volatils (COV), ce qui peut affecter leur conservation et celle des biens culturels placés à leur proximité posant ainsi des problèmes de pollution de l’air dans les musées. Ce projet vise donc à développer un nouveau type d’adsorbant patrimonial à base de matériaux hybrides poreux dans le but de piéger les COV les plus abondants émis par ces matrices émissives et qui pourra être adapté par la suite pour d’autres types de collections patrimoniales. Un des objectifs de ce projet est de tester l’efficacité de ces nouveaux adsorbants dans les conditions réelles de l’application. Ce développement nécessitera donc de caractériser la composition moléculaire précise des COV émis par les matériaux constitutifs des baumes de façon à établir des corrélations moléculaires entre les COV émis et les sources d’émissions. L’établissement de cette cartographie contribuera fortement à une meilleure compréhension des procédés d’embaumement et donc des pratiques funéraires de l’Egypte Ancienne.
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