Bois ouvragés de l’Antiquité au Moyen Âge en Gaule : de la coupe à la conservation du patrimoine ligneux.

Intitulé complet Les bois ouvragés durant l’Antiquité et le Moyen Âge en Gaule : approches interdisciplinaires depuis la coupe du bois jusqu’à la conservation du patrimoine ligneux.

Sujet (partiel) Les approches bioarchéologiques sur le matériel ligneux archéologique carbonisé ou non se sont beaucoup développées depuis une vingtaine d’années. La thèse porte spécifiquement sur les bois ouvragés brûlés ou non qui ont, jusqu’à présent, moins retenus l’attention, alors que le bois est l’une des matières premières essentielles utilisée pour bâtir et représente un secteur clef de l’économie et de l’environnement d’une société. Mais le bois de construction ne pèse, ni dans les sources écrites, ni dans les sources archéologiques, le poids qui est réellement le sien dans l’économie des sociétés anciennes. La rareté des sites archéologiques humides garants de la bonne conservation des vestiges ligneux et la moindre attention de la littérature savante sur le sujet en sont les causes principales. Pour y pallier, une approche à l’interface des sciences humaines et des sciences biologiques est nécessaire afin d’initier une nouvelle alliance d’outils historiques, archéologiques et bioarchéologiques.
La thèse aura pour but d’affiner les protocoles de prélèvement des bois ouvragés brûlés lors des opérations archéologiques afin de faciliter l’interprétation de ce type de vestige dans l’architecture des bâtiments et l’environnement de prélèvement. Outre l’approche classique en anthracologie et en xylologie, le doctorat devra systématiser l’application des nouveaux outils récemment développés conduisant à restituer le diamètre minimum initial des bois aux bois d’oeuvre historiques afin d’apprécier la structure des peuplements végétaux utilisés et remonter la chaîne opératoire technique du travail du bois.
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Contact Aline Durand